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KARAKAL TOUR : LE SOLEIL SE LÈVE À L’OUEST

Lancé au début des années 2000, le Karakal Tour Ouest est devenu au fil des années une véritable institution dans le petit monde du squash français. Chacune de ses étapes, qui rassemblent souvent plus d’une centaine de participants, constituent un rendez-vous incontournable pour les jeunes, quel que soit leur âge et leur niveau. Retour sur les raisons d’une belle réussite.

 

Tous les jeunes squasheurs ou presque connaissent le Karakal Tour Ouest. La saison dernière, ils étaient 259, de 4 à 16 ans, à avoir disputé au moins l’une des sept étapes (la palme revient au Manceau Marius Blin, qui n’en a raté aucune). Pour tenter de comprendre les raisons de cette réussite, il faut remonter au commencement. « La personne à l’origine du Tour se nomme Patrice Tossut, raconte Franck Dugas (responsable de l’école de squash de Royan, l’une des plus réputées en France). Sa fille Sophie, qui jouait à Royan, faisait partie des meilleures joueuses de sa génération (NDLR : elle a obtenu plusieurs médailles en Championnat de France jeunes, avant d’atteindre le septième rang national en seniors). Ils avaient été faire un tournoi jeunes à Paris, et quelques semaines plus tard Patrice me dit, ‘Franck, nous aussi il faudrait qu’on fasse ça.’ Je me suis donc tourné vers Vincent Feugereux, qui représente la marque Karakal et que je connais depuis 25 ans. »

 

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« Je suis chez Karakal depuis 1991, indique Feugereux. L’Ouest est vraiment le berceau du Tour, là où tout a commencé. On a ensuite créé un circuit en Île-de-France, le Ken Chervet (en mémoire de ce grand espoir du squash français, malheureusement décédé en 2009), qui fonctionne très bien. Le Karakal Tour Méditerranée a dû être interrompu, mais j’ai bon espoir qu’il soit relancé. Le Tour est évidemment un bel outil de communication pour la marque, qui nous permet de nous positionner auprès des jeunes. Le squash est notre sport numéro 1, et nous sommes reconnus comme un spécialiste de cette discipline. Grâce notamment au Super Grip PU, qui est considérée comme la Ferrari du grip. En ce qui concerne les joueurs, la star de la marque est l’Australien Cameron Pilley (n°14 mondial), mais nous avons également créé une équipe Élite, avec une vingtaine de joueurs professionnels. » « C’est important de valoriser le circuit, la marque, et les jeunes, » indique Nicolas Barbeau, troisième homme fort du Tour, qui s’occupe entre autres de la communication. « Royan a été le précurseur, en ce qui me concerne je fais partie de l’aventure depuis environ sept ans. La réussite d’une telle entreprise est fragile et repose sur quelques personnes, et il y a souvent un passage de témoin officieux entre des parents de joueurs. Même si ma fille ne peut plus participer en raison de la limite d’âge, je vais évidemment continuer. Notamment avec les jeunes de mon club à Angers. »

 

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« Souvent imité, jamais égalé ! » lance Nicolas, en référence aux nombreux autres circuits jeunes dans l’hexagone. « De nombreux clubs souhaitent nous rejoindre. Une étape avec une centaine de jeunes, plus les entraîneurs, les familles etc. c’est un plus non négligeable dans le budget d’une association ou d’un club ! » Le succès du Tour Ouest est lié à la présence de plusieurs grosses écoles de squash dans cette partie de la France, « qui repose sur plusieurs facteurs, indique Dugas. Les éducateurs, puisque nous avons plusieurs Brevets d’État. Ensuite, la qualité des structures. Sans oublier un certain savoir faire. » « Nous sommes bien positionnés dans le calendrier, continue Barbeau, souvent juste avant les Championnats de France jeunes. Le Karakal Tour Ouest constitue ainsi une répétition grandeur nature pour les meilleurs jeunes. » Onze Ligues étaient d’ailleurs représentées en 2015-2016, « y compris la Corse, qui se déplace une fois par an. » (Barbeau) «Mais pour faire partie du Karakal Tour Ouest, il y a un cahier des charges à respecter, rappelle Dugas, avec notamment l’obligation de maintenir un tarif raisonnable pour l’inscription et les repas. Je me suis mis en retrait pendant quelques années mais je suis revenu, en partie pour rappeler certaines choses et pour que l’esprit du Tour perdure. Le plus important, c’est qu’il serve de tremplin pour l’école de squash. On espère que ce sera le cas à La Maison du Squash à Nantes, nouvel arrivant en 2016-2017. »

 

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Parmi les participants cette saison, il y aura peut-être le nouveau Mathieu Castagnet « qui a participé à de nombreuses étapes, comme plusieurs autres joueurs professionnels, raconte Dugas. Mathieu a débuté dans le club de ses parents à Saintes, puis il a joué à Royan et La Rochelle. » On se déplace également en famille sur les étapes du Karakal Tour, où on retrouve généralement de nombreux frères et sœurs. « En effet, il y a pas mal de fratries. De nos jours, les jeunes maîtrisent les réseaux sociaux, et se donnent rendez-vous pour se retrouver sur une étape entre copains. C’est ça aussi le Karakal Tour, une ambiance et un accueil de qualité. »

 

Article de Jérôme Elhaïk

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