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3ème édition de l’Open International d’Angers – Une histoire de passionnés

Le Squash du Lac du Maine accueille du 31 mai au 4 juin la troisième édition de l’Open International d’Angers, désormais bien installé dans le paysage du squash français et du sport angevin. Avec sept joueurs du top 150 mondial mais aussi une forte touche française (douze représentants dont cinq du top 10 national !), le public pourra découvrir ou redécouvrir du squash de très haut niveau. Mais ce tournoi est aussi une belle aventure initiée par une équipe de passionnés, qui a permis de relancer une association en sommeil.

 

Pour un club, l’accueil d’un tournoi de grande envergure est généralement un aboutissement. À Angers, on a fait les choses différemment, puisque l’organisation de l’open International a permis de redonner vie à l’Association Sportive. « La première année, en 2014, c’était un défi lancé par une bande de passionnés, nous a confié son président Éric Desgages. Notamment Nicolas Barbeau (directeur du tournoi et co-gérant du Squash du Lac de Maine) bien sûr, mais aussi Fabrice Girardeau, président de l’association à l’époque. On est partis sur une dotation modeste de 5 000 $, qu’on a pu constituer en trouvant quelques sponsors. Trouver des partenaires pour boucler un budget, c’est la principale mission quand on organise ce genre de tournoi. »

 

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Comité d’organisation

 

 

Après la réussite de la première édition, le Comité d’organisation décide de passer à la vitesse supérieure. « On a doublé le prize money en 2015, continue Desgages, avec forcément un plateau de qualité supérieure. Mais entre temps, l’association s’est développée et a lancé d’autres projets. Avec par exemple l’engagement de deux équipes dans le championnat régional masculin (l’équipe 1 a terminé première de sa poule en Régionale 2) et l’organisation de nombreuses manifestations, notamment plusieurs opens d’un jour et un championnat loisir un vendredi sur deux. Donc on a décidé de revenir sur un 5000 cette année, avec un nouveau partenaire principal, le Garage Deletre. Son représentant, Florent Baril, est adhérent du club et passionné de squash. » Le public pourra néanmoins assister à des matches de très haut niveau, et encourager les nombreux joueurs français engagés. « On a une cinquantaine de compétiteurs, mais on est avant tout un club axé sur le loisir, avec près de 800 adhérents. » Nicolas Barbeau ajoute que c’est « Pouvoir leur offrir un véritable spectacle de haut niveau, c’est toujours un moment spécial dans l’année. » De plus, indique Desgages, « les joueurs professionnels sont pour la plupart jeunes et très abordables, et il y a un véritable échange entre les adhérents et eux. »

 

 

Les tribunes

Les tribunes

 

“Les joueurs professionnels sont très abordables, il y a un véritable échange avec les adhérents du club.” 

 

Quid de l’impact auprès des médias et des collectivités ? « Ça pourrait être mieux, mais n’oublions pas que le squash reste un sport confidentiel, selon Desgages. On bénéficie d’une très bonne couverture dans la presse locale grâce à nos bons contacts avec quelques journalistes, et on a déjà eu droit à plusieurs reportages à la télévision. Pour ce qui est de la mairie, ils pourraient en faire un peu plus mais c’est peut-être également à nous d’aller faire la démarche d’aller plus vers eux. Et il faut noter que l’adjointe aux Sports Roselyne Bienvenu nous a rédigé un bel édito cette année. »

 

On remarque que plusieurs joueurs n’hésitent pas à revenir à Angers (« On fait tout pour les mettre dans les meilleures conditions possiblesEt pour les gens, c’est sympa de revoir des joueurs qu’ils ont vus les années précédentes. »), à commencer par l’espagnol Carlos Cornes, demi-finaliste l’an dernier et tête de série n°2 cette année. « Même s’il y en a plein et qu’il est difficile d’en ressortir un, son quart de finale contre son compatriote Alex Garbi est sans doute mon souvenir le plus marquant des deux premières éditions. Les deux joueurs avaient été jusqu’au bout de la souffrance devant un public en folie. Un grand moment, comme seul le sport peut générer. »

 

 

Cornes - Garbi

Cornes – Garbi

L’ÉDITION 2016

 

Vingt-huit joueurs, âgés de 16 à 38 ans, classés entre la 78ème et la 415ème mondiale et en provenance de 7 pays. Si le favori est anglais, la France est évidemment le pays le plus représenté, avec douze joueurs engagés ! Tour d’horizon des forces en présence.

 

Le favori : Angus Gillams

 

Après avoir débuté le squash relativement tard (« J’ai joué une fois par semaine entre 10 et 15 ans, puis j’ai commencé à m’entraîner quasiment tous les jours. »), Angus Gillams a connu une brillante carrière en U19 : champion d’Angleterre, n°1 européen, vice-champion d’Europe en individuels et champion d’Europe par équipes. Aujourd’hui basé dans le nord de Londres (« Je m’entraîne principalement avec Adrian Waller et Joe Green, et mon coach est Peter Barker. »), le natif de Doncaster a de bons souvenirs de la France. En 2014, il remporte l’open de France Junior à Lille, puis début 2015 il a atteint sa première finale sur le circuit PSA à Nîmes (malade, il ne pourra pas la disputer). Il en perdra d’ailleurs quatre autres entre avril et août, avant d’ouvrir enfin son compteur au Madison Open en novembre. Un véritable déclic pour le gaucher, qui fait irruption dans le top 100 fin 2015, et remporte deux autres tournois en 2016. Dont son premier 10 000 $, avec la clé une première victoire sur un joueur du top 50, l’égyptien Karim Ali Fathi (toujours à Madison, un endroit qui lui réussit bien …). « Mon principal objectif était d’intégrer le top 100 pour ma première année sur le circuit, nous a confié Gillams, et je suis très heureux de l’avoir atteint (il est actuellement 78ème). Une de mes autres ambitions, c’était d’arriver en finale voire de gagner un tournoi 10 000 $. Donc c’est super d’y être parvenu aussi tôt dans l’année. » Lorsqu’on lui demande s’il visera un quatrième titre à Angers, la réponse fuse : « Pour être honnête, je n’ai même pas encore regardé le tableau ! Je pense que chaque match va être difficile, et ça me convient parfaitement … »

 

 

Angus Gillams

Angus Gillams

“Je suis très heureux d’avoir atteint le top 100 pour ma première année sur le circuit.” 

 

Nul doute que le jeune anglais est promis à un très bel avenir mais en attendant, l’un de ses plus grands souvenirs reste pour l’instant ce match exhibition contre Ramy Ashour, en l’honneur d’Harry Faulkner (jeune joueur anglais décédé d’un arrêt cardiaque pendant un match en 2013). « Quelle expérience unique pour moi de disputer un match contre Ramy ! J’ai été à l’école avec Mohamed El Shorbagy et j’ai donc eu l’occasion de jouer avec lui. Avoir la possibilité de comparer ces deux joueurs est une opportunité extraordinaire pour quelqu’un d’aussi jeune que moi. Ramy est tout simplement incroyable, les choses qu’il fait avec sa raquette sont dingues. En ce qui concerne Harry, en effet c’était un ami très proche. On s’affrontait sur les terrains de sport (cricket, rugby, football etc.) depuis notre plus jeune âge. Quand je repense à l’ardeur qu’il mettait à l’entraînement, ça m’encourage tous les jours à en faire de même, et à atteindre mes objectifs pour lui. »

 

 

Gillams Ashour

Gillams Ashour

Les outsiders : Carlos Cornes et Robert Downer

 

Parmi les outsiders, il y a évidemment quelques français, en premier lieu Christophe André et Baptiste Masotti (voir ci-dessous). Mais aussi deux joueurs qui ont enflammé le Squash du Lac de Maine en 2015, l’espagnol Carlos Cornes et l’anglais Robert Downer. Le galicien a tellement marqué les organisateurs qu’ils ont décidé de le mettre sur l’affiche de l’édition 2016. Il vient de remporter son premier titre sur le circuit professionnel à Lorient, à l’âge de 27 ans ! À l’instar d’Éric Desgages, Nicolas Barbeau cite immédiatement le match entre Cornes et Garbi comme l’un des grands moments des deux premiers opus. « Cela faisait plusieurs années que je n’avais pas arbitré un match aussi chaud et tendu que celui-ci. J’avais dû avoir recours à toute mon expérience pour contenir les joueurs. Mais au final le spectacle avait été extraordinaire, les deux joueurs avaient réalisé des échanges absolument magnifiques. » Retrouvez l’interview de Carlos Cornes à la fin de l’article.

 

De son côté, Downer n’hésite pas une seconde à faire de l’open International d’Angers 2015 « un moment charnière dans ma carrière professionnelle. Je pense que c’est important de retourner dans des endroits qui évoquent de bons souvenirs, et où on a eu de bons résultats bien sûr ! Je n’ai pas encore tout à fait terminé mes études, mais j’ai libéré de la place dans mon planning spécialement pour revenir à Angers. » Il y a douze mois, le n°120 mondial avait expliqué en partie sa performance par un changement de coach récent, après dix années passées au côté de Tim Vail (« Il m’a donné de très bonnes bases, » précise-t-il). Alors Robert, que s’est-il passé depuis douze mois ? « En effet, je travaille avec Jonathan Kemp (ancien n°20 mondial) depuis maintenant un an. Il a eu un impact très positif sur moi. M’entraîner avec lui est vraiment très motivant, et j’ai hâte de voir jusqu’où cela va me mener. On a apporté plein de changements, afin d’améliorer le maximum de choses. La chose la plus importante, c’est que je suis beaucoup plus relâché qu’avant et que je m’éclate plus que jamais sur le court ! »

 

Robert Downer

Robert Downer

 

“J’ai libéré de la place dans mon planning spécialement pour revenir à Angers.” 

 

Une des particularités de Robert Downer, c’est qu’il mène de front une carrière de joueur professionnel et une vie d’étudiant (en psychologie du sport). « Un vrai sacerdoce ! Selon les périodes, j’ai pu m’entraîner beaucoup ou pas du tout. Ce fût compliqué, notamment les trajets pour se rendre à l’université, mais ça en valait vraiment la peine et ça me motive encore plus pour me donner à fond dans le squash. J’arrive enfin au bout, encore un examen en juillet et ce sera la remise des diplômes fin octobre. Juste avant le championnat du Monde, ça va être une période sympa ! » Malgré cet emploi du temps (sur)chargé, il a toujours trouvé le temps de sillonner le monde pour y disputer des tournois (il participe d’ailleurs en ce moment à l’open de Hong Kong). « Le top 3 de mes destinations ? Le Cap, certainement le plus bel endroit que j’ai visité. Le Brésil, l’ambiance qu’ils arrivent à insuffler à un évènement sportif est surréaliste. Et enfin, le Canada, on s’y sent vraiment à l’aise et les gens sont très sympas. J’ai également un petit faible pour la France. Je joue d’ailleurs pour l’équipe de Gravenchon depuis deux saisons, ce sont devenus des amis et chaque weekend passé en leur compagnie est un très bon moment. Je n’ai pas eu de match très difficile jusqu’à présent (l’équipe normande évolue en Nationale 3) mais j’essaie de faire le spectacle à chaque match et ils ont l’air d’apprécier. »

 

 

Downer au Cap

Downer au Cap

 

À la rencontre de … Carlos Cornes

 

Comme nous vous le disions plus haut, l’espagnol Carlos Cornes avait enflammé le public du Squash du Lac du Maine il y a un an. Le galicien, qui vient de remporter son premier titre sur le circuit pro (à 27 ans !) à Lorient, est de retour cette année à Angers. Entretien avec un joueur au parcours particulier.

 

Jérôme Elhaïk : Bonjour Carlos. Peux-tu me donner un bref aperçu de ta carrière dans le squash ? À quel âge as-tu débuté, tes principaux titres en juniors/seniors etc. ? Je crois que tu as seulement commencé à jouer en PSA en 2012, c’est bien ça ?

 

Carlos Cornes : J’ai commencé à jouer au squash très jeune, à environ 2 ans. J’ai continué dans les catégories de jeunes jusqu’à 14 ans, puis je suis passé au tennis. Je suis ensuite revenu au squash à 18 ans, et depuis j’ai eu de bons résultats : j’ai été champion d’Espagne junior, vice-champion en senior, j’ai représenté mon pays lors de sept Championnats du Monde et d’Europe, et j’ai maintenant un titre PSA à mon actif. Je suis content de mon parcours. Comme je t’ai dit, j’ai joué au tennis pendant 5 années et je n’ai pas touché une raquette de squash pendant cette période. Quand j’ai repris, j’ai dû m’entraîner dur pour revenir à un bon niveau, et ça m’a pris 5 ans. C’est la raison pour laquelle j’ai commencé à jouer sur le circuit seulement en 2012.

 

Cornes à Lorient

Cornes à Lorient

 

J.E. : Tu donnes des cours en Espagne, comment est-ce que tu organises ton emploi du temps avec cette activité, l’entraînement et les tournois ?

 

C.C : Je donne des cours principalement quand je n’ai pas de tournoi prévu. Mon père tient un club de squash à Santiago. Donc à la fois c’est bien pour le club que je puisse faire ça et enseigner la discipline aux enfants ; et c’est bien pour moi aussi car ça me fait un peu d’argent pour mes déplacements !

 

J.E. : Peux-tu me dire quelques mots sur la situation du squash en Espagne, incontestablement une valeur en hausse en Europe ? Que penses-tu de la nouvelle génération de jeunes joueurs basés à Barcelone ?

 

C.C : Le squash espagnol se développe à nouveau. On a eu une bonne période à la fin des années 80 et au début des années 90, mais ensuite la Fédération a eu des problèmes financiers. Nous sommes de nouveau sur les bons rails, notamment grâce à des gens comme Borja Golan qui obtient de très bons résultats. Je suis content de faire partie de cette aventure. Ce qui se passe à Barcelone c’est très bien, les jeunes s’entraînent tous ensemble et c’est super pour eux car ils se poussent mutuellement. Ils font de très bonnes choses, maintenant la route est encore longue pour chacun d’entre nous …

Cornes

Cornes

 

J.E. : Apparemment ton match contre Alex Garbi l’an dernier a été l’un des grands moments des deux premières éditions, et le public était en folie. Quels souvenirs gardes-tu de ce match, et du tournoi en général (plutôt bons je suppose puisque tu reviens cette année) ?

 

C.C : En effet, c’était un super match, comme toujours contre Alex. Pour être honnête, je n’en ai pas de souvenirs très précis car j’ai disputé beaucoup de tournois depuis. Par contre, la chose dont je me rappelle, c’est que j’adore les gens à Angers. C’est un super public, de connaisseurs. À chaque match, ils m’ont poussé à donner le meilleur de moi-même. J’ai hâte que le tournoi arrive, et j’espère qu’ils me pousseront à nouveau à obtenir un bon résultat. À dans quelques jours !

Les Français en nombre

 

C’est sans doute le tournoi international le plus français de l’année, puisque pas moins de douze représentants du squash hexagonal fouleront les courts du Squash du Lac du Maine début juin. Les espoirs tricolores reposeront en partie sur les deux membres de l’équipe du Jeu de Paume, Christophe André et Baptiste Masotti. Le Réunionnais a remporté quatre titres sur le circuit cette année, et a prouvé sa capacité à battre des joueurs du top 100. Quant au jeune niortais, il a gagné son premier tournoi en février et continue de progresser au classement (135ème début mai). Mais une incertitude plane sur l’état de sa cheville, touchée à l’open de Paris IG il y a quelques jours. Les deux joueurs pourraient se retrouver en quart avant que le vainqueur ne soit opposé à Angus Gillams en demi.

 

 

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André Masotti

Ce tournoi est évidemment l’occasion pour les jeunes joueurs français de briller sur le sol national. À commencer par Victor Crouin et Benjamin Aubert, qui ont tous les deux atteint leur première demi-finale d’un tournoi PSA récemment. Leur camarade au pôle espoirs d’Aix, le réunionnais Sébastien Bonmalais, est un peu moins connu mais très prometteur. N’oublions pas les membres du pôle France de Créteil Auguste Dussourd, Enzo Corigliano et Adrien Grondin. Les deux premiers s’affrontent d’ailleurs au premier tour. Yann Perrin, Johan Bouquet et Fabien Verseille, trentenaires retirés du circuit et qui bénéficient d’une place de local player en qualifications, tenteront d’évaluer leur niveau face à la génération montante. Entre ces deux générations, Vincent Droesbeke (24 ans), joue sur le circuit professionnel depuis quelques mois et cherchera à confirmer des débuts très positifs.

 

 

Crouin Dussourd

Crouin Dussourd

Article de Jérôme Elhaïk

Retour sur les deux premières éditions

 

http://squashlibre.fr/psa-angers/edition-2015/

 

http://squashlibre.fr/psa-angers/edition-2014/

 

Pour découvrir encore davantage certains des joueurs engagés

 

Carlos Cornes

https://www.facebook.com/IndianSquashCircuit/videos/506467052870450/

 

Robert Downer

https://thesquashcompany.com/introducing-robert-downer/

 

https://thesquashcompany.com/angers-my-defining-moment-in-psa-squash-so-far/

 

https://www.facebook.com/psasquashangers/photos/pb.232488233541921.-2207520000.1463698380./296743790449698/?type=3&size=743%2C907&fbid=296743790449698

 

Benjamin Aubert

https://benjamin-aubert-squash.com/

 

Enzo Corigliano

http://www.ffsquash.com/bilan-du-championnat-de-france-u19-deuxieme-partie/

 

Dani Pascual

https://o2whiteopen.wordpress.com/2015/06/10/presentation-des-joueurs-episode-3-dani-pascual-martinez/

 

Victor Crouin

https://www.facebook.com/VictorCROUIN/?fref=ts

 

Joeri Hapers

http://www.joerihapers.com/

 

Sam Ellis

http://samellissquash.com/

 

Vincent Droesbeke

http://www.ffsquash.com/wp-content/uploads/FRANCE-%C3%89LITE-2016-ENTRETIEN-VINCENT-DROESBEKE.pdf

 

Johan Bouquet

https://o2whiteopen.wordpress.com/2015/06/22/presentation-des-joueurs-episode-11-johan-bouquet/

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2 Comments

  1. nico Barbeau 28 mai 2016 at 6 h 13 min

    3ème Open International d’Angers / J-4

    LES POLOS OFFICIELS !!

    Notre partenaire SALMING SQUASH vous proposera pendant toute la semaine du tournoi les polos officiels de la compétition.
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    https://www.facebook.com/squashdulacdemaine/posts/992057304182237

  2. nicolas 31 mai 2016 at 21 h 24 min

    31 mai Résultats du deuxième tour des qualifications :

    Victor CROUIN bat James PEACH 3-1, 4/11, 16/14, 11/6, 14/12

    Yann PERRIN bat Sam ELLIS 2-0, 11/3, 11/7, abandon sur blessure

    Vincent DROESBEKE bat Joeri HAPERS 3-0, 13/11, 11/7, 12/10

    Fabien VERSEILLE bat Aitor ZUNZUNEGUI , 3/0

    31 mai Photos du premier et deuxième tour des qualifications CLIQUEZ ICI

    31 mai Résultats du premier tour des qualifications :

    Yann Perrin bat Tiago Goriely 3/0 : 11/6 – 11/6 – 11/6

    James Peach bat Nicolas Barbeau 3/0 : 11/1 – 11/3 – 11/5

    Fabien verseille bat Roshan Bharos 3/1 ; 12/10 – 11/8 – 8/11 – 11/7

    Vincent Droesbeke bat Johan Bouquet 3/0 : 10/12 – 9/11 – 8/11

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