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La motivation

La quantité des savoir-faire à l’entraînement est insuffisante pour prédire son utilisation en match.

Taper dans une balle est une chose, mais développer une performance vers la compétition est une autre chose.

Quelles que soient les compétences détenues par le joueur, la motivation, demeure essentielle. Les capacités techniques et cognitives doivent être associées à une forte motivation

Il est clair qu’à compétences techniques égales, la différence entre les joueurs de haut niveau se situe non seulement sur les aspects cognitifs mais également sur la motivation.

La dimension motivationnelle est indissociable de la dimension volitionnelle (la volition est la détermination, la volonté dans l’action, c’est un processus cérébral dont le dernier ordre est musculaire). Dans la frappe, la volition succède à la motivation.

La motivation et la volition n’ont pas le même fonctionnement cognitif, elles utilisent des circuits neuronaux différents, associés complémentairement par un entraînement spécifique.

Le but à atteindre est défini par le joueur lui-même. Le contrôle de l’effort (dans les processus proactifs et réactifs) est soutenu par une forte motivation sur l’intention de réussir.

Le passage de l’intention à l’action ne va pas de soi, il requière un certain nombre de gestes mentaux : attention, concentration, maîtrise, confiance en soi, etc. (cf. Les gestes mentaux en squash. Paul Sciberras. 2015).

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Les intentions d’exécution sont plus efficaces quand le but de la frappe est investi d’une valeur : etre attaquant, rechercher systématiquement le point gagnant, le NICK, par exemple.

La motivation a une double orientation : une orientation vers l’état mental et une orientation vers l’action. La valeur et l’efficacité renforcent la motivation. La valeur de soi se construit dans un domaine spécifique.

L’objectif du joueur ne se situe pas uniquement dans une approche de surface (dans l’apparence des gestes techniques) mais dans une approche profonde (dans la transparence cognitive et métacognitive) il s’agit pour le joueur de dépasser les autres, surtout dans la composante mentale. Mettre en cohérence l’orientation vers l’état mental et l’orientation vers l’action.

L’approche de surface a une orientation motivationnelle extrinsèque, tandis que l’approche profonde fait référence à une orientation motivationnelle intrinsèque.

La démarche systémique consiste en l’association de l’approche techniciste et de l’approche fonctionnelle.

Quoiqu’il en soit, la motivation dans l’intention de créer un rapport de force favorable, doit demeurer l’axe principal dans l’affrontement.

Dire ne suffit pas.

La question est : quelles sont les conduites opératoires à mettre en place dans la préparation du joueur pour développer la motivation au plus haut niveau d’efficience ?

Paul Sciberras

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