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11 questions pour Omar Mossad, Le « marteau de Thor », n°4 mondial

Interview par Alan Thatcher (SQUASHMAD.COM), Photos STEVE LINE (www.squashpics.com). Traduction Benoit Tricot

 

  • Omar, ça fait plaisir de vous revoir au Canary Wharf, surtout que vous êtes tête de série numéro 1 cette année. Qu’est ce que ça fait d’être numéro 4 mondial, votre meilleur classement jamais atteint ?

 

C’est un gros accomplissement pour moi d’être numéro 4 mondial en ce moment et je vise la première place donc je mets tout en place pour atteindre cette place le plus rapidement possible.

 

  • Quelles sont pour vous les principales raisons de votre ascension au classement ? Vous avez l’air de vous être aminci et d’être plus athlétique, mais avez-vous changé votre façon de jouer ?

 

Comme vous le savez, si vous continuez à faire la même chose toute votre vie, vous obtiendrez les mêmes résultats. Donc afin d’obtenir des résultats différents, il faut avoir la volonté d’essayer de nouvelles choses. Et je pense que mon équipe fait un super boulot là-dessus.

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  • Vous êtes très grand (1m93), comment prenez-vous soin de votre dos ?

 

Figurez-vous que c’est une bonne question parce qu’il y a quelque chose que pratiquement personne ne sait, c’est qu’il y a dix ans, je me suis blessé au bas du dos et j’ai dû arrêter de jouer pendant trois mois. Donc après cette blessure, il a fallu que je prenne davantage soin de mon dos, en insistant sur le renforcement des abdominaux et en faisant plus de kiné.

 

  • Est ce que vous avez le sentiment que le fait d’être grand vous donne un avantage, comme à la volée ou pour atteindre des balles difficiles ?

 

Oui, en fait je pense que tout le monde a des avantages et des désavantages et ce qui est important c’est la façon dont vous arrivez à tirer profit de vos avantages pour qu’ils deviennent des atouts. J’ai la chance d’être grand ce qui est évidemment un gros avantage sur le court.

 

  • Est ce qu’il y a des inconvénients à être aussi grand ? Au squash et dans la vie en général ? Comme devoir se baisser pour passer sous les portes du métro Londonien par exemple, ou trouver des vêtements à sa taille ?

 

Ha-ha ! Oui c’est clairement un inconvénient, surtout lorsque je dois acheter des chaussures de squash. Si vous savez où je peux trouver des Adidas Adipower Stabil, taille 48, s’il vous plaît dites-le moi !

 

 

  • L’Egypte est tellement forte en ce moment, avec Mohamed El Shorbagy numéro 1 mondial et quatre autres joueurs dans le top 10. Quelles sont les raisons qui font que l’Egypte domine tellement le squash masculin et féminin ?

 

Je pense que c’est parce qu’il est facile pour nous de nous entraîner ensemble, surtout pour ceux qui habitent au Caire, et la compétition rend tout le monde meilleur. C’est aussi une belle occasion pour les juniors de voir tous les pros s’entraîner.

 

  • Qui sont les coachs majeurs qui sont responsables de l’éclosion de tant de joueurs talentueux ? Quel est le rôle d’Amr Shabana à la fédération égyptienne ? Et en quoi vous aide t-il lors des gros tournois PSA ?

 

Il y a beaucoup de très bons coachs en Egypte, et bien sûr Amr Shabana est un soutien de choix, étant à nos côtés après sa retraite sportive, surtout au niveau où nous sommes tous actuellement.

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  • Parlez-nous du club de Wadi Dega au Caire.

 

C’est un club situé au Caire et qui a des antennes un peu partout autour de la ville et bientôt une autre à Alexandrie. Le club accueillera le championnat du monde cette année et je pense que ce sera un événement très intéressant car ce sera la première fois pour les hommes. L’avantage c’est que j’habite à cinq minutes du club donc je n’aurai pas besoin de chercher un hôtel.

 

  • Vous avez enchaîné les très bons résultats pour atteindre la finale du championnat du monde à Seattle en Novembre, en battant tour à tour Borja Golan, Ramy Ashour et Tarek Momen avant vous incliner en finale contre Grégory Gaultier. Qu’est ce qui a bien fonctionné pour vous lors de ce tournoi ?

 

Lors de ce tournoi, c’était chaque chose en son temps : je me concentrais sur chaque match sans vraiment penser à atteindre la finale. Et c’est pour ça que j’ai réussi à enchaîner les gros matchs à partir du deuxième tour.

 

  • Le score de votre quart de finale contre Ramy Ashour est plutôt surprenant : 11-8 11-7 1-11 1-11 11-5. Que s’est-il passé dans les troisième et quatrième jeux ? Et comment avez-vous réussi à renverser la vapeur dans le cinquième ?

 

Dans le premier jeu, j’ai glissé et je suis tombé sur mon bras. J’ai aussi ressenti une douleur dans la jambe droite. C’est pour ça que dans les troisième et quatrième jeux, j’ai commencé à avoir du mal à me déplacer. Comme je voulais essayer de continuer, j’ai changé de tactique, mais tout le crédit lui revient, il a très bien joué dans ces deux jeux. Dans le cinquième jeu, j’ai pris un très bon départ et tout d’un coup il a commencé à avoir du mal à se déplacer lui aussi et je me suis retrouvé à gagner le match. J’étais vraiment désolé pour lui, il mérite tout le respect pour avoir joué le match jusqu’à la fin.

 

  • Quels sont vos objectifs et vos ambitions pour le reste de l’année 2016 ?

 

Le premier objectif c’est de devenir numéro 1 mondial. Ensuite c’est de gagner le championnat du monde à Wadi Degla en fin d’année.

 

Merci d’avoir répondu à nos questions Omar.

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Photos de STEVE LINE (www.squashpics.com) avec les remerciements au Windy City Open

 

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