Squashlibre

Pourquoi un syndicat des exploitants de clubs de squash ?

 

En ce début d’année 2015, il apparaît clairement que la seule solution des clubs à gestion privée pour faire entendre leur voix face à la FFSquash et aux pouvoirs publics est la création d’une structure les représentant.


En effet, la forme particulière de l’activité économique d’un club de squash nécessite d’être prise en compte tant face aux exigences ubuesques de la FFSquash que face aux pouvoirs publics, dans un pays où le centralisme excessif fausse la perception de la réalité économique quotidienne vécue par des exploitants d’installations sportives sur l’ensemble du territoire national.


Face aux pouvoirs publics plusieurs dossiers sont à défendre: taxe foncière, CFE, TVA, et plus généralement la distorsion de concurrence face à un secteur « associatif » qui n’est en fait qu’un secteur commercial déguisé.


Face à la FFSquash, même si idéalement les intérêts des clubs et de l’outil fédéral devraient converger, ce qui n’est pas le cas, il convient tout simplement d’établir un rapport de force favorable et de refuser le rackett organisé autour de la vente de licences assurance, du fait de la confusion savamment entretenue entre les devoirs d’une association qui appartient au système fédéral, et ceux d’une structure commerciale qui n’a aucun lien avec une fédération sportive. D’autre part, les propos des représentants de la FFSquash démontrent clairement leur préférence affichée pour des structures publiques alors que 85% des structures existantes sont privées. Collaborer avec une structure sportive très heureuse de bénéficier des installations privées quand ça l’arrange mais qui démontre régulièrement par ses propos que son action est destinée à faire construire des courts publics est une forme de masochisme qui a ses limites. Il est temps de faire appliquer la loi et de faire reconnaître que si une obligation de moyens quant à la vente de licences sportives est légale, cette obligation de moyens ne peut être confondue avec une obligation de résultats. Ca n’est pas aux clubs commerciaux de déterminer ce que doit être une politique sportive fédérale mais l’inverse est vrai et la FFSquash n’a pas à s’immiscer dans la gestion des clubs en imposant une taxe supplémentaire alors même que ces clubs sont déjà fortement taxés.


La constitution d’un syndicat est donc une solution qui s’impose, les initiatives individuelles étant vouées à l’échec.


Yves moineau

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